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Un peu d'histoire

texte de phanou herko sur le site officiel de l'OL 

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Aux origines

         En juillet 1950, alors que notre club est sur le point de voir le jour officiellement, Albert Trillat, grand professeur de médecine et membre du bureau directoire, propose, dans le but de faire plaisir à Edouard Herriot, que l’Olympique Lyonnais porte les couleurs de la ville de Lyon (Rouge, bleu, blanc et doré). Rapidement notre club adopte une tenue avec du rouge et du bleu (en scapulaire) sur fond blanc. Le blanc devient donc la couleur dominante de notre maillot. Pourquoi ce choix ? Pourquoi pas tout simplement maillot rouge et short bleu ? Plusieurs thèses existent. Certains prétendent que le blanc a été adopté pour honorer notre club parrain : l’Olympique Lillois (qui jouait aussi avec un maillot blanc et un scapulaire). Pour d’autres, le blanc rappelle la présence de plusieurs grands médecins parmi les fondateurs du club : les docteurs Maries, Rochet et bien sûr Trillat. Enfin on retiendra une hypothèse qui me semble toute logique et qui convient parfaitement à votre modeste serviteur : Selon le descriptif des armoiries de Lyon, le lion est d’argent, pour moi, c’est simple, les joueurs de l’OL revêtissent, chaque match, sa crinière blanche du fauve !

Le scapulaire des années 50

Durant la première décennie du club, les joueurs olympiens arborent généralement la tenue suivante : short bleu et maillot blanc orné d’un scapulaire rouge et bleu. Comme rechanges, les lyonnais utilisent souvent un maillot rouge et un short bleu. Plus rarement comme lors d’un légendaire OL-OM de 54, les maillots de l’OL étaient jaunes et les shorts bleu foncé (surprenant mais nous sommes toujours le cadre des couleurs de la ville).

De l’horizontalité des sixties...

Durant la première décennie du club, les joueurs olympiens arborent généralement la tenue suivante : short bleu et maillot blanc orné d’un scapulaire rouge et bleu. Comme rechanges, les lyonnais utilisent souvent un maillot rouge et un short bleu. Plus rarement comme lors d’un légendaire OL-OM de 54, les maillots de l’OL étaient jaunes et les shorts bleu foncé (surprenant mais nous sommes toujours le cadre des couleurs de la ville).

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… à la verticalité des années 70

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L’arrivée des sponsors pousse l’équipementier de l’OL (le coq sportif) à faire un maillot blanc avec les bandes rouge et bleue verticales décalées sur la gauche du joueur. Le short blanc est définitivement adopté.

De 1976 à 1990 : comme les reds ?

La période difficile de l’histoire de l’OL correspond à l’avènement de la tenue rouge. Certains prétendent que ce changement avait pour but de donner à l’OL la réussite des reds de Liverpool ! Raté ! Notons qu’à la fin des années 70, l’OL joua avec un maillot rayé façon Barca rouge et bleu. La tenue extérieure faisait alterner le bleu et le blanc. La dernière finale de coupe de France en 1976 vit les lyonnais tout de bleu vêtus. Le rouge intégral ne fut pas une réussite cependant l’un des maillots mythiques de l’histoire de l’OL reste celui de la saison 89-90, rouge avec un scapulaire bleu.

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1995 - 2009 retour à la verticalité

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Durant toute la grande période de l’Olympique Lyonnais qui lui vera gagner tous ces titres (7 titres de champion de France, 1 coupe de la ligue et 1 coupe de France) et sa présence en uefa ou ligue des champions, le club choisit le retour aux bandes verticales qu’on avait découvert dans les années 70. C’est donc le maillot porte bonheur ! On voit la bande rouge et bleu verticale au milieu du maillot (2000 - 2001 et 2004 - 2006) au sur le coté (1995-1998, 2001 - 2004 et 2006 - 2010).
2010 - 2011 verra un maillot avec une verticalité oblique !

Depuis 2000, couleurs inappropriées et panneaux publicitaires

Les années 2000 marqueront le début du non respect des couleurs. En effet, même si le blanc restera la couleur domicile, les maillots extérieur et surtout les "third" ou "europe" permettent aux créateurs toute fantaisie. L’époque où Lyon abordait fierement le blanc, le rouge et le bleu dans tous les stade de France et d’Europe est révolue.

Tout commença avec un maillot europe gris en 2000 - 2001 et 2004 - 2005. Puis on vu du noir, du or, du jaune fluo (or et jaune peuvent éventuellement faire partie des couleur de Lyon), du bleu electric, du bleu ciel, du orange ou du grenat. Il y aura même du rose pour la saison 2011 - 2012 !

 En plus de ces couleurs ne représentant plus le club, il deviendra difficile pour les supporters de trouver le logo du club sur les maillots. Sur un maillot type, on trouve désormais 3 sponsors sur le torse, un sur le dos, un sur un manche et un patch sur l’autre manche. Enfin, à partir de 2009 - 2010, l’OL se permettra de mettre un logo sans couleur sur certains maillots...

 

La période vide de titre de l’OL (2008 - 2012) correspond à l’apogée des maillots avec un fort potentiel marketing mais dépourvu de toute identité.

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2009-2010 saison de tous les sponsors

Pour cette saison 2009-2010, l’OL innove en ayant la société de paris sportifs en ligne betclic. Mais la pub pour ce genre de marque étant interdit en france jusqu’au 1er janvier 2010 (puis avéré pour toute la saison), l’OL ne peut pas utilisé ce sponsor en France. Seul les maillots de ligue des champions en dehors de la france auront betclic sur le torse (sauf à partir des 1/8ème où betclic ne sera plus sur aucun maillot). Afin de pallier ce manque a gagner, l’OL fait du cas par cas. Ainsi, on verra sur le maillot de Lyon aussi bien du sponsoring (toupargel, europe1, ), que de la publicité (kool shen), de l’humanitaire (Emmaüs, save your logo, resto du coeur, sOLidaire) ou encore des remerciement pour les supporters. Sur la fin de saison, le club signat un partenariat avec playstation3 qui en plus du nom de la console mettat le nom d’un jeu vidéo différent pour chaque match (god of war, modnation, mag,...)

2010-2023 Adidas reviens, les titres s'en vont

l'été 2010 marque un double tournant. Sur le terrain, l'OL dispute sa dernière demi-finale de Ligue des Champions. Dans les bureaux, Jean-Michel Aulas signe avec Adidas un contrat de dix ans estimé entre 70 et 100 millions d'euros — la marque aux trois bandes veut commercialiser 500 000 maillots par an, "comme le Bayern ou le Real". L'ambition est immense. La suite le sera moins.

Car Adidas arrive au moment précis où le club amorce son déclin. Dernier titre en 2012 avec une Coupe de France, puis plus rien. Comme si l'équipementier allemand avait hérité d'une maison en train de se fissurer. Et les maillots, à leur manière, racontent cette incertitude. Adidas tente tout : retour du scapulaire (2013-2014), bandes en diagonale (2010-2011), à l'horizontal, sur le côté, puis au centre... Chaque saison apporte son lot d'expériences, comme si personne ne savait plus vraiment ce que devait être le maillot de l'OL. Le blanc reste, ouf, mais autour, c'est le flou. Les maillots extérieurs ne font qu'aggraver les choses : violet, bleu nuit, gris anthracite, noir... On cherche vainement l'héritage rouge et bleu des fondateurs. En 2011-2012, le rose fait même une apparition que l'on préférerait oublier.

Paradoxalement, c'est dans les pires années sportives qu'Adidas retrouve le bon chemin. À partir de 2021, le maillot domicile se stabilise enfin autour des bandes verticales bleues et rouges, tantôt décentrées, tantôt au milieu de la poitrine — un clin d'œil direct aux grandes années Umbro des sept titres consécutifs. En 2022-2023, les bandes retrouvent le centre du maillot, comme entre 1998 et 2002. Un retour aux sources sur le tissu... qui ne suffit pas à ramener les victoires sur le terrain.

Depuis 2023 Textor et le bord du gouffre

En décembre 2022, Jean-Michel Aulas cède les clés du club à l'Américain John Textor et son groupe Eagle Football. Le mécène français de 36 ans de présidence est remplacé par un homme d'affaires transatlantique dont le projet repose sur un modèle multi-clubs inédit : Lyon, Botafogo, Crystal Palace, Molenbeek... L'ambition est planétaire. La réalité financière, catastrophique.

En novembre 2024, la DNCG prononce la relégation administrative de l'OL en Ligue 2 pour insuffisances financières. La dette globale du club flirterait avec les 540 millions d'euros fin 2024. Des "transferts fantômes" de joueurs de Botafogo jamais enregistrés par la Ligue viennent s'ajouter au chaos. Textor promet des ventes, une entrée en bourse, la cession de Crystal Palace... La plupart de ces opérations n'aboutissent pas ou pas à temps. Lyon évite finalement la descente aux enfers, mais le club vacille.

Dans ce contexte, que pèse un maillot ? Le contrat Adidas, renouvelé jusqu'en 2025 malgré une septième place en Ligue 1 en 2019-2020, commence à montrer des signes de tension : les négociations pour sa prolongation se passent "mal", rapporte la presse spécialisée. Un équipementier choisit ses partenaires sur leur visibilité, leur palmarès, leur santé financière. Or l'OL coche de moins en moins ces cases.

Il y a quelque chose de presque symbolique dans tout cela. Pendant les sept années de domination, les maillots étaient simples, lisibles, identifiables entre mille. Les bandes verticales rouge et bleue sur fond blanc parlaient d'elles-mêmes. Depuis, à mesure que le club a perdu son identité sportive et économique, ses maillots ont perdu la leur. Peut-être que le jour où l'OL retrouvera vraiment lui-même — sur le terrain, dans ses comptes, dans son projet — le maillot, lui aussi, retrouvera cette évidence tranquille qui faisait la force des grandes années.

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